POURQUOI LES CHINOIS ONT-ILS LE TEMPS? - Troisième partie -

Pourquoi les Chinois ont-il le temps?

Morceaux choisis du livre de Christine Cayol ( Tallandier, avril 2017)


J'ai toujours été fasciné par le thème de notre relation au temps, et je suis convaincu que l'un des challenges clés du leadership dans un monde connecté et globalisé est d'en comprendre les enjeux - par exemple le juste milieu entre précipitation et procrastination, la préservation de moments de réflexion et/ou de déconnexion, ou la compréhension des différences culturelles. J'ai donc adoré la lecture estivale du livre de Christine Fayol sur les enseignements à tirer pour les occidentaux de l'approche du temps par les Chinois.

Nos visiteurs en trouveront quelques morceaux choisis dans une série de trois articles...


3) La 3ème partie du livre explore  nos opportunités d'approfondir le temps que nous vivons ("le temps d'approfondir")

"Le présent produit des réminiscences que nous ne contrôlons pas"

"Quant à mes plus grandes frustrations, elles viennent de ne pas avoir pris suffisamment le temps de revenir aux oeuvres, aux gestes et aux visages devant lesquels je suis passée trop rapidement"

" N'avons-nous pas conservé cette volonté de puissance qui se révèle dans la toile (de Hans Holbein a la National Gallery) , mais comme asséchée par une défiance en nous-mêmes et en l'avenir"

"Traquer la beauté et le sens dans ce que nous voyons et entreprenons:  pierres, arbres, architecture, photos, peinture, mais aussi projets, découvertes, aventures..."

"Il n'est facile à personne de s'imposer une discipline d'oisiveté, mais c'est indispensable" (de Gaulle à André Malraux qui lui demande s'il sait ne rien faire)

"C'est l'habitude, temps régulier et répété, qui permet de conserver la mémoire des instants oisifs et leur bénéfice pour le corps/esprit"

"Il savait ( Van Gogh) que voir est une patiente participation et que  la nature, comme chacun de nous, se révèle plus en profondeur qu'en surface"

"Un malade d'Alzeihmer est plus proche du narrateur de "A la recherche du temps perdu" que le plus brillant des des ingénieurs "

" Hymne à ces hommes et ces femmes qui donnent leur temps sans compter, sans se dirent qu'ils le perdent, sans produire chez les autres une once de culpabilité"

" J'ai deux avenirs, celui que je projette et celui que j'espère"

" Celui qui attend dans la patience a déjà reçu la puissance de ce qu'il attend"

" Entre les "fatigues", les "jouisseurs" et les 'ardents" que nous sommes tous  selon le contexte et les heures, ou sommes-nous?"

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